Castor nageant dans la Loire©O. Simon
En danger

Même s’il est plus petit que son cousin d’Amérique, le Castor est le plus gros rongeur d’Europe. Chez l’adulte, sa longueur est supérieure à 1m et son poids peut atteindre 30 kg !

Sur la Loire et la Vienne, il creuse les berges de sable et de racines pour y confectionner un lit douillet. Sur les cours d’eau plus étroits, il peut construire des barrages. Ces constructions retiennent l’eau qui se répand sur une plus grande surface. Le castor agrandit ainsi son territoire aquatique, où il est plus à l’aise pour se déplacer. Son but dans la vie ? Se trouver un coin tranquille pour vivre en famille, à proximité de sa nourriture préférée, les jeunes feuillages des arbres.

Principalement actif en début et fin de nuit, le Castor est un animal méfiant et discret. Difficile à apercevoir, il est possible de détecter sa présence grâce aux indices qu’il laisse : souche taillée en crayon, empreintes, arbre écorcé…

Tendances d’évolutions

Longtemps chassé pour sa fourrure, sa chair et pour les qualités pharmaceutiques d’une substance produite par ses glandes, appelée « castoréum », le Castor d’Europe a bien failli disparaître de nos cours d’eau. Protégé au niveau européen, il est réintroduit dans les années 70 en Loir-et-Cher, d’où il descend petit à petit le cours de la Loire et remonte ses affluents.

Aujourd’hui, bien que le nombre d’individus n’ait pas été évalué avec précision, on estime que les populations de Castor d’Europe sont encore en expansion en France. Sur le territoire du Parc, des indices attestent de sa présence sur toute la Loire ainsi que ses principaux affluents (Vienne, Indre, Thouet…).

70/80

familles estimées en Maine-et-Loire en 2015