Parc Loire-Anjou-Touraine : terre d’accueil des chauves-souris

Les chauves-souris trouvent en Loire-Anjou-Touraine un territoire de vie particulièrement favorable. Les coteaux truffés de cavités troglodytiques et de souterrains profonds, les importants réseaux de galeries en continu représentent des lieux d’hibernation et de reproduction idéaux. Les larges zones boisées, espaces bocagers, la Loire et cours d’eau leur offrent des zones de chasse propices. Les nombreux bâtiments aux toitures en ardoises sont très appréciés de certaines chauves-souris.

Cette grande diversité de sites fait du territoire du Parc l’un des plus riches de France. Sur les 36 espèces de chiroptères présentes en France, une vingtaine y est recensée. En 2022, 99,51% des effectifs connus du Maine-et-Loire se trouvent dans le saumurois et le baugeois, représentant près des 2 tiers des individus comptabilisés en région Pays de la Loire.

Un patrimoine unique à préserver

Bien que protégés au niveau européen et national, ces mammifères volants sont menacés d’extinction et particulièrement vulnérables en période d’hibernation.

Depuis 2009, le Parc et la Ligue pour la Protection des Oiseaux Anjou agissent ensemble pour tenter de préserver ces espèces remarquables et leurs habitats, notamment dans la région de Saumur, considérée comme une zone d’importance nationale voire européenne.

Ces actions bénéficient du soutien financier des deux régions et des deux départements, fait unique sur le territoire pour une action de préservation. Ainsi, les deux structures assurent :

  • le comptage des principaux gîtes de reproduction (l’été) et d’hibernation (hiver) ;
  • l’accompagnement des propriétaires de gîtes : conseil sur la conservation des chiroptères tout au long de l’année selon les besoins et suivi (exemple : en cas de travaux, la LPO/PNR conseille sur les périodes à privilégier pour éviter les dérangements) ;
  • la protection des principaux gîtes : premièrement par conventionnement (convention de conservation signé entre la LPO, le PNR et le propriétaire) ou selon les cas, par une protection physique (grilles, grillages, aménagements…) ;
  • l’accompagnement/conseil aux porteurs de projets public/privés et le suivi concernant tous projets d’urbanisme et d’aménagement du territoire pouvant impacter la conservation des chiroptères.

L’utilisation de technologies innovantes, la mobilisation de naturalistes locaux et les témoignages de propriétaires volontaires ont permis l’acquisition de nouvelles données soulignant l’importance majeure du Val de Loire pour la conservation des chauves-souris.

De récents comptages ont mis en lumière des comportements jusque-là méconnus : certaines espèces sont capables de parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour venir passer l’hiver en saumurois.

Enfin, à Saumur, une nouvelle cavité a été découverte, abritant 1 108 chauves-souris dont 511 Grands Rhinolophes. Cela représente le 2ème effectif angevin le plus élevé pour un même site. Cette cave semble en connexion avec des sites voisins, cumulant au total près de 2 500 chauves-souris sur un seul vallon, soit 10% de l’effectif régional.

Que faire quand on a des chauves-souris chez soi ?

Si vous constatez des chauves-souris en nombre (plusieurs dizaines d’individus), que ce soit dans votre maison, vos dépendances (cave, greniers, sous des poutres…) ou dans une cave troglodytique, vous pouvez le signaler à la Ligue pour la Protection des Oiseaux Anjou.

Un expert se déplace pour vous conseiller et répondre aux interrogations.

LPO Anjou – Tél. 02 41 44 44 22 – anjou.accueil[a]lpo.fr

Plaquette chauves-souris 2023 pdf[694 Ko]